Des nantais,
mais pas seulement. Des hommes, mais pas seulement. Des célébrités, mais pas
seulement… Parmi les adhérents d’A la nantaise, tous les profils
sont représentés, à l’image du FC Nantes que l’on veut retrouver
: ouvert et populaire. Paule Gaubert a bientôt 72 ans et habite à Cluses en
Haute-Savoie. Elle a quitté la Loire- Atlantique en 1965, l’année du
premier titre des Jaunes. Depuis, elle est restée fidèle à nos couleurs, vaille
que vaille.

Patricia et Patrice Rio nous ont expliqué que l’histoire du
FCN est aussi une histoire de famille. Votre histoire à vous ne semble pas
démentir cette idée : deux de vos fils sont eux aussi amoureux du club canari…
Amateur de football dès son plus jeune âge, mon fils aîné a très vite supporté
le FCN malgré l’éloignement de la ville de Nantes et aujourd’hui,
à 42 ans, il n’a pas cessé d’aimer son club. Il a toujours admiré
le jeu à la nantaise et est comme moi adhérent de l’association qui le
défend. Il a transmis sa passion à son jeune frère qui a aujourd’hui
35 ans, vit à Grenoble et est aussi membre d’A la nantaise… Je crois
qu’on peut parler d’héritage…
Vous même, vous soutenez les Canaris
depuis maintes et maintes années…
Cela fait très longtemps effectivement. Depuis 1963 je crois… Avec une amie et ses frères, depuis Saint Philbert de Grand Lieu, nous prenions la route les soirs de match pour nous rendre au stade Saupin. Je garde un souvenir particulier de notre gardien Daniel Eon que nous appelions le gentleman… C’était les années fastes.
Le stade Saupin, c’est un
lieu qui devait vous tenir à cœur…
Une ambiance extraordinaire ! C’était, comment dire… Populaire ! Nous étions des habitués des tribunes situées derrière les buts, tous debout, le casse croûte, le muscadet, le fromage…
Comment avez-vous vécu les récentes
saisons du FCN ?
J’ai été déçue, très déçue. On aimerait tant retrouver le jeu à la nantaise et l’ambiance qu’il génère. Cela me réjouissait tant de voir les jeunes du Centre de formation intégrer l’équipe première : c’était quelque chose ! L’année dernière, aucun jeune n’a été sorti…
Vous avez perdu la foi ? Vous avez
perdu l’espoir ?
Non ! Et mes enfants non plus ! Malgré la distance, malgré
l’absence de résultats, j’aimerai toujours ce club, je ne changerai
pas. Je resterai attachée à mon pays natal et aux Canaris qui font partie de
moi… Nous espérons que les Jaunes nous feront à nouveau vibrer. Je vais
avoir 72 ans et je compte bien les voir revenir au meilleur niveau, et pour
longtemps.
Partagez-vous la conviction selon laquelle le FC Nantes
est notre patrimoine ? Bien sûr, il est le club de ceux qui l’aiment. Personnellement,
il fait partie de mes racines. Le FC Nantes, c’est des souvenirs avec
mes camarades de jeunesse. C’est ensuite des souvenirs avec mes enfants.
L’ambiance de Saupin puis celle de la Beaujoire ont apporté du bonheur
aux gens ! Du bonheur ! Aujourd’hui, je crois qu’il en apporte moins
: c’est dommage…
Vous avez adhéré à A la nantaise, pourquoi ? En souvenir de tout ce que le FC Nantes m’a apporté…
Et surtout c’est un espoir pour que les choses changent, pour que les
Canaris retrouvent des couleurs. On en parle beaucoup avec mes enfants, on
a vraiment envie qu’il y ait un maximum d’adhésions pour parvenir
à faire évoluer la situation. C’est très important pour l’image
de la ville. Cette association doit grandir. Et les Canaris doivent à nouveau
jouer ensemble.
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